L’épicerie de Rousses – Chez Jeannette Valat

Quand Jean et Denise Meynadier se sont installés dans les années 1920 dans la ferme de la famille d’Aunis-Bourgade le cahier des charges demander qu’une épicerie soit ouverte dans la ferme. Lorsque Jeannette épousa Elisée Valat en 1944, le jeune couple s’installe dans la maison située au-dessous du temple et c’est là que l’épicerie fut transféré.

La deuxième guerre mondiale était à peine à terminer et les produits alimentaires étaient rares et peu varié. Il s’agissait de produits de première nécessité : pâte, riz, légumes secs, café, savon, huile…Les tickets de rationnement existaient encore il fallait soigneusement les coller dans les carnets adéquats. Un pinceau trempant dans un bocal de colle faite de farine et d’eau était affecté à cet usage.

Peu à peu la liste des produits mise en vente c’est enrichi et en trouver presque de tout dans cette petite boutique dans laquelle on faisait aussi la cuisine. Des aliments de longue conservation: lentilles , pois chiche, pois cassés, quelques boîtes de conserves, pâté, puis des paquets de biscuit et du chocolat, du café en grain brûlé ou vert ( certaines personnes le tarifié elle-même )

les produits d’entretien: savon, eau de javel, cristaux de soude pierre de chaux vive pour badigeonner les murs

La mercerie: Epingles, aiguilles à coudre, coton à repriser ou à broder puis bas de femme ou chaussettes. Au début des bottines pour les enfants; plus tard ce furent les espadrilles, des couteaux de cuisine ou pliant de marque Opine. Les grandes morues séchées étaient livré dans des caisses plates en bois qu’il fallait glisser sous un meuble! l’huile dans un gros bidon que l’on transvasait dans un arrosoir afin de remplir les bouteilles que chaque client apportait ( y reviendra-t-on ? ) La chaux vive était livrée dans de gros bidons qu’il fallait rouler jusqu’à la cave au sous-sol, les bouteilles de gaz étaient stockées dans un appentis à tenant à la maison. Au fil des ans la variété des produits s’est agrandi.

Pour le vin Jeannette, c’est toujours refusé à en vendre tant que le café était un peu actif et que l’on pouvait y trouver du vin venu du Gard au détail. Par la suite l’on trouver du vin en bouteille, de la bière, des sodas. Dans les dernières années les clients les plus intéressés par le vin étaient des Hollandais qui séjourné au camping.

Les enfants avec une petite pièce achetée des bonbons au détail et repartaient toujours avec un petit peu de bonus offert par l’épicière, chewing-gum ( les roses étaient gagnants), rouleau de réglisse, tube coco, caramel

Pendant très longtemps , Jeannette préparé chaque jour une grande cafetière et chaque cuisinière venu faire ses courses buvez une tasse de café avec de petits biscuits

Peu à peu l’activité a diminué. Les libre-services se sont installés, chaque famille avait sa voiture. L’épicerie a dû fermer définitivement sa porte dans les années 1995 mais beaucoup de personnes qui reviennent à Rousses en été gardent un souvenir attendri de cette petite boutique où l’on pouvait remplir son panier tout en échangeant chaleureusement

Eliette Valat Septembre 2022