( sur l’air du chant des partisans soviétiques )
Les fiers enfants des Cévennes,
réfractaires et maquisards,
montrent qu ’ils ont dans les veines
le sang par des Camisards. ”(bis)
Pour fuir l’ignoble esclavage,
ils vont par les monts et les bois
où leurs pères avec courage
bravaient les dragons du roi.
Sur les drapeaux de la France
pour garder leur liberté
comme à la tour de Constance,
ils ont écrit :« Résister ».
Huguen0ts et volontaires,
anciens et nouveaux martyrs,
versés sur la même terre,
vos deux sangs ont pu s’unir.
Mais demain dans la victoire,
par la seule grâce de Dieu,
les fils connaîtront la gloire
que connurent leurs aïeux.
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La complainte du maquis cévenol a été écrite, m’a confié son auteur Jacques Poujol, vers le 10 mai 1944 au Rancho (près de Montcamp, commune de Rousses ) au cours d’une session d’instruction d’une douzaine de jeunes Vébronais, dont Henri Zygel, jeune israélite communiste qui nous avait appris plusieurs chants révolutionnaires (dont le chant des Partisan).
Il reçut vers cette époque le baptême protestant. Il fut tué dans les rangs FTP au combat de Boucoiran en août 1944.
Le troisième couplet fait allusion à l’inscription que grava sur un mur de leur prison une des femmes huguenotes enfermées pour leur «obstination» dans la tour de Constance à Aigues-Mortes au XVIIIe siècle : parmi elles, il y avait Marie Durand qui resta trente-huit ans dans cette geôle.
Le couplet suivant fait référence à une double union, entre le sang des Camisards et celui de leurs lointains descendants, et entre gens du pays et étrangers à la région venus se réfugier ou combattre
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